L'histoire du LaM

Portrait-Roger-Dutilleul

Aux origines : Roger Dutilleul et la naissance de la collection 

L’histoire du LaM commence avec Roger Dutilleul (1872-1956), collectionneur passionné et visionnaire du début du XXe siècle. Il est l'un des premiers à s’intéresser aux artistes modernes émergents et constitue une collection exceptionnelle. Il est l'un des rares français à acquérir, très tôt, des œuvres des peintres les plus significatifs de son temps dont Amedeo Modigliani, Paul Klee ou encore Joan Miró. C'est aussi un des premiers à posséder des oeuvres de Pablo Picasso et Georges Braque, figures de proue du cubisme. 

Dutilleul transmet très tôt sa passion pour la peinture à son neveu Jean Masurel. Ce dernier acquiert sa première gouache de Léger dans les années 1920 et, en 1956, il hérite d'une grande partie de la collection de son oncle.

Geneviève et Jean Masurel

La donation fondatrice par Geneviève et Jean Masurel 

Au début des années 1970, Jean Masurel considère que sa collection est devenue trop importante pour rester dans le domaine privé. Il souhaite rendre hommage à sa région natale et le projet de musée s'impose peu à peu. 

En 1979, son épouse Geneviève et lui font une donation de 186 œuvres (peintures, gouaches, dessins et sculptures) à la Communauté urbaine de Lille, complétée d'une seconde donation de 36 œuvres en 1986.

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Un bâtiment conçu par Roland Simounet 

Pour accueillir la collection Masurel, le musée est construit à Villeneuve-d’Ascq et confié à l’architecte Roland Simounet, l’une des figures majeures de l’architecture moderniste française. 

Inauguré en 1983, le musée est pensé pour être un lieu à taille humaine, où chaque espace est réfléchi, afin de favoriser la rencontre intime entre le visiteur et les œuvres. 

L’architecture elle-même devient un acteur du regard, créant des parcours fluides, en dialogue avec le jardin dans une atmosphère propice à la contemplation. 

L'Aracine

L’Aracine : une donation majeure d’art brut 

En 1999, la donation exceptionnelle de L’Aracine marque un tournant dans l’histoire du musée. Fondée en 1982 par un groupe de trois collectionneurs, Madeleine Lommel, Claire Teller et Michel Nedjar, L’Aracine s’est donnée pour mission de faire connaître et reconnaître l’art brut.

Pendant près de vingt ans, ses membres réunissent une collection remarquable, qui rassemble plusieurs milliers d’œuvres réalisées par des créateurs autodidactes parmi lesquels Adolf Wölfli, Aloïse Corbaz ou encore Auguste Forestier. 

En rejoignant le musée, cet ensemble exceptionnel transforme profondément son identité et lui permet de devenir l’une des principales institutions de référence pour l’art brut en Europe. 

F. Iovino

Une extension contemporaine signée Manuelle Gautrand 

Afin de faire honneur à l’enrichissement de ses collections, notamment après la donation de L’Aracine, le musée engage une extension confiée à l’architecte de renom Manuelle Gautrand. 

Pour le LaM, elle imagine une extension qui dialogue avec l’architecture originale de Roland Simounet, tout en affirmant une écriture contemporaine. 

Inaugurée en 2010, cette nouvelle aile permet d’accueillir la collection d’art brut dans un espace adapté et accompagne la transformation du musée, qui devient le LaM – Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut.

F. Iovino

Un musée à la croisée de trois formes de création 

Le LaM abrite une collection majeure, qui rassemble trois champs artistiques, l'art moderne, l'art contemporain et l'art brut, reflétant plus d'un siècle de création.

L’art moderne se caractérise par la rupture avec les traditions académiques et l’invention de nouveaux langages visuels.

L’art contemporain s'illustre dans l'ambition fondatrice du musée : soutenir la création actuelle, comme en témoigne le programme raw

L’art brut désigne des œuvres créées par des artistes en dehors des circuits et des codes traditionnels de l’art. Ces créations, spontanées et personnelles, sont issues d'un besoin de créer, sans nécessairement s'inscrire dans un mouvement artistique précis.

Conférence des Ami·es du LaM - hors-les-murs

Un musée en constante évolution 

Fidèle à l’esprit de ses fondateurs et de ses donateurs, le LaM poursuit sa mission de conservation, de transmission et de diffusion de l’art. Il constitue un lieu de découverte grâce à ses collections, ses expositions et son architecture. 

Le LaM se veut être également un lieu de vie à part entière, grâce à sa programmation culturelle éclectique, ses temps de médiation dédiés, mais aussi ses espaces repensés pour tous et toutes.