Vue du musée depuis le parc.

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l'histoire du LaM

Depuis 1983, le LaM s'impose comme l'un des plus importants musées d'Europe du Nord. Quels sont les acteurs de sa construction ? Comment le musée a-t-il évolué au fil du temps ? Laissez-vous surprendre par l'histoire du LaM !
Contenu

J’ai le souci de voir bâti un musée proche des gens, qui facilite le contact avec les œuvres d’art.

Jean Masurel, collectionneur

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Georges Braque, Maison et Arbres

Georges Braque, Maisons et arbre, 1908. Donation Geneviève et Jean Masurel. © Adagp, Paris, 2020

Deux collectionneurs à l'origine du musée 

Deux collectionneurs sont à l’origine de la création  du « Musée d’art moderne », tel qu’il était nommé avant 2010 : Roger Dutilleul (1872-1956) et son neveu Jean Masurel (1908-1991).

Roger Dutilleul, collectionneur pionnier

Roger Dutilleul (1872-1956) débute sa collection vers 1904. Cet amateur d’art audacieux apprécie la peinture impressionniste mais, au tournant du 20e siècle, elle est déjà trop chère pour lui. Il se tourne donc vers les jeunes peintres d’avant-garde, dont les œuvres sont plus accessibles.

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Gertrude O'Brady, Portrait de Roger Dutilleul, 1946
Gertrude O'Brady, Portrait de Roger Dutilleul, 1946. Donation Geneviève et Jean Masurel
Un autodidacte éclairé
Rentier, Roger Dutilleul est un amateur passionné. Élégant et discret, il investit une grande partie de sa fortune dans sa collection d’art moderne. Ses premières acquisitions sont des toiles fauves : Georges Braque, André Derain, Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen… À partir de 1908, il revend et échange une partie de ses peintures fauves pour acquérir des œuvres cubistes (Pablo Picasso, Henri Laurens, Fernand Léger…). Célibataire sans enfant, il initie à l’art moderne le fils de sa sœur, Jean Masurel.
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Picasso, Poissons et bouteilles, 1909

Pablo Picasso, Poissons et bouteilles, 1909. Donation Geneviève et Jean Masurel. © Succession Picasso, 2020

Dutilleul et Kahnweiler

La rencontre de Roger Dutilleul avec le marchand d’art Daniel-Henry Kahnweiler est déterminante : dans la galerie parisienne qu’il vient d’ouvrir, Kahnweiler dialogue avec le collectionneur et lui présente de nombreux artistes.

Dutilleul était un vrai amateur guidé par l’instinct. Il était attiré par ce qu’il peut y avoir de sensible et de vibrant dans les couleurs.

Daniel-Henry Kahnweiler, galeriste

Une collection d'art moderne exceptionnelle

Aux côtés de Gertrude Stein, Alfred Flechtheim ou encore Vincenc Kramar, Roger Dutilleul devient un collectionneur très actif. Il est l’un des rares Français à acquérir, très tôt, des œuvres des peintres les plus significatifs de son temps : les fauves, les cubistes, Amedeo Modigliani, Paul Klee, Joan Miró, Vassily Kandinsky, André Masson, Joaquín Torrès-Garcia ou encore André Lanskoy. La collection de Roger Dutilleul est l’une des grandes collections d’art moderne de la première moitié du 20e siècle.

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Portrait de Dutilleul au milieu de tableaux.
Roger Dutilleul chez lui dans son appartement à Paris
L’intérieur de l’appartement
Dans le petit appartement de Roger Dutilleul, rue de Monceau, tous les murs sont couverts de toiles…
Y compris ceux de la salle de bain !
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Tableau de Fernand Léger, "Le mécanicien", 1918
Fernand Léger, Le mécanicien, 1918. Dépôt du Musée national d'art moderne / CCI, Centre Pompidou, Paris, au LaM. © Adagp, Paris, 2020
Qu’est-ce que l’art moderne ?
L’art moderne a marqué une rupture avec les règles de l'art académique en s’affranchissant progressivement de la représentation réaliste. Les œuvres d’art moderne de la collection du LaM datent globalement de la première partie du 20e siècle. Elles englobent plusieurs mouvements artistiques (impressionnisme, fauvisme, expressionnisme, surréalisme, etc.).
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Maternité - Modigliani, toile
Amedeo Modigliani, Maternité, 1919. Dépôt du Musée national d'art moderne / CCI, Centre Pompidou, Paris, au LaM
Une fascination pour Modigliani
Roger Dutilleul est fasciné par le travail de Modigliani. Dès 1918, il acquiert la « Tête de jeune fille » chez Constantin Lepoutre. Entre 1918 et sa mort, il a eu entre les mains 35 peintures et au moins 26 dessins, soit environ 10 % de la production de l’artiste.
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Paul Klee, "17 Gewürze 1932.69 (M 9)" (17 épices), 1932

Paul Klee, 17 Gewürze 1932.69 (M 9) (17 épices), 1932. Donation Geneviève et Jean Masurel

Jean Masurel, héritier d'une passion

Dutilleul transmet très tôt sa passion pour la peinture à son neveu, Jean Masurel. Ce dernier acquiert sa première gouache de Léger dans les années 1920 et, en 1956, il hérite d’une grande partie de la collection de son oncle.

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Geneviève et Jean Masurel sur un canapé.
Geneviève et Jean Masurel
Qui est Jean Masurel (1908-1991) ?
Aîné de cinq enfants, Jean Masurel est issu d’une famille roubaisienne de négociants en laine. À l’âge de quinze ans, il est envoyé à Paris chez son oncle, Roger Dutilleul, qui lui fait découvrir l’art moderne : une passion qui ne le quittera plus. En 1942, il épouse Geneviève Marie-Thérèse Roche de la Rigodière, fille d’un industriel lyonnais, avec qui il a cinq enfants. Homme d’une grande curiosité, sportif et amoureux de la nature, Jean Masurel refuse par discrétion que le musée porte son nom. Il reste néanmoins lié au LaM jusqu’à la fin de sa vie.
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Son regard était celui d’un homme à la recherche de l’autre.

Eugène Leroy, artiste, au sujet de Jean Masurel

Un soutien essentiel pour les artistes

En soutenant les artistes refusés par les institutions et par le public, Roger Dutilleul et Jean Masurel jouent un rôle fondamental dans le développement et la diffusion de l’art d’avant-garde.
Roger Dutilleul soutient, par exemple, Amedeo Modigliani, Fernand Léger, André Lanskoy et des peintresdits « naïfs » comme André Bauchant. Jean Masurel, propriétaire d’une demeure à Mouvaux, encourage les artistes de la région : Eugène Dodeigne, Eugène Leroy, Jean Roulland ou encore Arthur Van Hecke. Au début des années 1950, les deux collectionneurs proposent leur soutien éclairé à un jeune artiste : Bernard Buffet.

La donation Geneviève et Jean Masurel

Au début des années 1970, Jean Masurel considère que sa collection est devenue trop importante pour rester dans le domaine privé. Il souhaite rendre hommage à sa région natale et le projet de musée s’impose peu à peu. En 1979, Son épouse Geneviève et lui font une donation de 204 œuvres (peintures, gouaches, dessins et sculptures) à la Communauté urbaine de Lille, complétée d’une seconde donation de 36 œuvres en 1980.

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Signature de l’acte de donation le 16 octobre 1979 (archives de la MEL)
Signature de l’acte de donation, le 16 octobre 1979
Signature de l’acte de donation
Le 16 octobre 1979, l'acte de donation officielle de la collection à la Communauté urbaine est signé à Paris chez M. et Mme Masurel.
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On avait sous les yeux la révolution artistique du début du 20e siècle jusqu’aux années 1950. C’était prodigieux. 

Pierre Mauroy, Maire de Lille, Président de la Communauté urbaine et ancien Ministre, au sujet de la collection de Jean Masurel

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Croquis-Simounet-fond-Corail.jpg

Croquis du Musée d'art moderne Lille Métropole par Roland Simounet

Un projet de musée à Villeneuve d'Ascq

Un terrain est retenu pour l’édification du futur musée dans une ville nouvelle encore très verte : Villeneuve d’Ascq. Les donateurs participent au projet muséographique et définissent les objectifs de l’établissement.

(…) rendre accessibles au plus grand nombre les œuvres d’art caractéristiques de notre temps, associer le public à la recherche permanente sur l’évolution de l’art moderne, favoriser la création des œuvres d’art et promouvoir les activités de loisirs et de culture.

Extrait de l'acte de donation

1980-1983 : la construction du musée

En 1978, un concours est organisé pour la construction du bâtiment. Roland Simounet – architecte marqué par les enseignements de Le Corbusier – en est le lauréat. Le chantier dure trois ans.

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Photographie de la pose de la première pierre du musée.
Pose de la première pierre
Jean Masurel lors de la pose de la première pierre du musée, le 23 mai 1980.
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Vue du musée depuis le parc.
Vue du chantier du musée
Le chantier du musée, le 1er mars 1983.
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Peinture de Modigliani représentant une femme qui se couvre d'une serviette en regardant le spectateur.
Exposition de la donation Masurel à Paris
Au début de l’année 1980, la donation Masurel est exposée au Musée du Luxembourg à Paris.
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Ouverture officielle où un homme coupe le ruban, déclarant officiellement ouvert le musée.
Inauguration du musée
Le musée est inauguré le 17 novembre 1983. De gauche à droite, coupant le ruban : Arthur Notebart (Député du Nord, Conseiller général et Maire de Lomme), Jack Lang (ancien Ministre et Député), Jean et Geneviève Masurel (collectionneurs). Au second plan, derrière Jack Lang : Jean-Michel Stiévenard (Premier adjoint Conseiller général du Nord et Vice-Président de la Communauté urbaine) et Gérard Caudron (alors Maire de Villeneuve d’Ascq) ; entre Jean et Geneviève Masurel : Roland Simounet.
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Vue du musée depuis le parc.

Le bâtiment de Roland Simounet

L’édifice en briques conçu par Roland Simounet est rigoureux, discret et presque méditerranéen. Implanté dans un parc de 23 000 m², il dialogue étroitement avec le paysage. L’aile Ouest abrite l’ensemble des services (bibliothèque, ateliers pédagogiques, café, bureaux, réserves et ateliers techniques), tandis que l’aile Est comprend principalement les espaces d’exposition. À l’intérieur, l’éclairage zénithal fait la part belle à la lumière naturelle.

Prendre possession du site demeure essentiel. Vous devez intervenir avec beaucoup de politesse, en respectant la topographie et en essayant de vous couler dedans.

Roland Simounet, architecte du bâtiment originel du musée, en 1989

Une programmation dynamique

Pierre Chaigneau, premier conservateur du musée, met en place une politique active d’acquisitions et d’expositions (Joe Colombo. Rétrospective en 1984, Bauhaus en 1985, Joan Miró en 1986…). Il soutient également les artistes de la région (Eugène Dodeigne, Mahjoub Ben Bella, Paul Hemery, etc.).

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Exposition Rétrospective Joe Colombo

Vue de l'exposition Joe Colombo. Rétrospective présentée du 27 octobre au 30 décembre 1984

L'art contemporain : le musée dans son temps

En 1987, l’arrivée de Joëlle Pijaudier-Cabot à la tête du musée marque le début d’une nouvelle phase dans son histoire. Les expositions temporaires prennent de l’ampleur. La collection moderne s’enrichit d’œuvres importantes de Fernand Léger, André Derain, Henri Laurens, Jacques Lipchitz… La collection d’art contemporain (Daniel Buren, Annette Messager, Richard Serra, Allan McCollum, etc.), se développe autour des notions de peinture, de collage et d’objet.

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Salle d'exposition avec deux toiles.
Jean-Sylvain Bieth, Förster (#2 La Porcherie), 1994. Don de l'artiste. © Jean-Sylvain Bieth, 2020
Qu’est-ce que l’art contemporain ?
L'art contemporain désigne généralement l'ensemble des œuvres produites de 1945 à nos jours.
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Œuvre représentant trois jarres colorés, une bleu, une rouge et une jaune.

Livres d'art et ouvrages précieux

En 1994, le musée d’art moderne reçoit en donation la bibliothèque personnelle de Dominique Bozo, ancien Président du Centre Georges Pompidou et, dix ans plus tard, le fonds de livres précieux est enrichi par le legs Maurice Jardot.

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Photographie de la bibliothèque
La bibliothèque Dominique Bozo
La bibliothèque Dominique Bozo
La bibliothèque Dominique Bozo – du nom du conservateur qui fait don, en 1994, de 5 500 livres et ouvrages précieux au musée – est ouverte au public depuis 1984. Elle possède un fonds de plus de 40 000 documents spécialisés en art moderne et contemporain et un fonds unique en France sur l'art brut.
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Dessin de Miro coloré.
Le legs Maurice Jardot
Directeur de la Caisse des Monuments Historiques, puis directeur de la galerie Louise Leiris (ancienne galerie de Kahnweiler) de 1956 à 1996, Maurice Jardot lègue au musée, en 2003, sa bibliothèque de près de 2 000 ouvrages sur l’art du 20e siècle.
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Les ouvrages précieux de la bibliothèque Dominique Bozo

Michel Leiris, Marrons sculptés pour Miró, lithographie sur papier japon nacré de Joan Miró, s. l., Edwin Engelberts, 1961. Legs de Maurice Jardot en 2003.
© Successió Miró / Adagp, Paris, 2020

Un musée, pour moi, c’est une fête. C’est vital !

Eugène Dodeigne, artiste

L'art brut 
entre au musée

Nouveau tournant en 1999 : l'association L'Aracine fait don de sa collection d’art brut, riche de plus de 3 500 œuvres (Crépin, Lesage, Wölfli...). En contrepartie, elle demande que le musée organise une exposition tous les ans et que des salles dédiées à l’art brut soient construites dans le prolongement du bâtiment inscrit en 2000 à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. À l’issue d’un concours, Manuelle Gautrand est choisie pour concevoir l’extension. Le musée ferme pendant les travaux (2006-2010), mais sa programmation se poursuit hors les murs (La Grèce des modernes à la Médiathèque de Lille en 2007, Hypnos au Musée de l’Hospice Comtesse en 2009…). Pendant cette période, l’intérim est assuré par Nicolas Surlapierre et Savine Faupin, conservateurs, et Olivier Donat, administrateur.

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Œuvre d'art brut représentant un visage.
Josué Virgili, Visage-soleil (emblème de l'Aracine), avant 1982. Donation L'Aracine
L’association L’Aracine
L’association L’Aracine est fondée en 1982 par Madeleine Lommel, Claire Teller et Michel Nedjar. Son objectif est d’organiser des expositions d’art brut et de constituer une collection ouverte au public. Elle obtient le statut de Musée de France en 1986, qu’elle conserve jusqu’à la donation de sa collection au Musée d’art moderne.
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Sculpture en bois.
Auguste Forestier, Personnage à profil d'aigle, 1935-1949. Donation L'Aracine
Qu’est-ce que l’art brut ?
Le terme « art brut » est utilisé à partir de 1945 par Jean Dubuffet pour désigner l’art des malades mentaux, des autodidactes et des médiums ; en somme, les « personnes indemnes de culture artistique ». Le LaM propose une approche unique et originale de l’art brut en favorisant la transversalité entre les trois collections (art moderne, art contemporain, art brut).
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Table d'art brut.

Vue de l'exposition Art brut, collection de L'Aracine, présentée du 2 février au 14 juillet 1997. Au premier plan : oeuvres de Josué Virgili

L’exposition « Art brut, collection de L’Aracine »
En 1997, cette exposition – qui précède la donation – ouvre de nouvelles perspectives pour le musée. Elle présente plus de 400 œuvres d’art brut (écrits, dessins, assemblages, objets et sculptures) réalisées par 78 artistes et reçoit 72 000 visiteurs.
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Fleury-Joseph Crépin, "Tableau merveilleux n°35", 5 août 1948

Fleury-Joseph Crépin, Tableau merveilleux n°35, 5 août 1948. Donation L'Aracine

L’art brut porte en lui ce qui est enfoui en chacun de nous.

Madeleine Lommel, co-fondatrice et ancienne Présidente de L’Aracine

2010 : le LaM agrandi et rénové

Restauré, rénové et agrandi, le musée rouvre ses portes le 25 septembre 2010. Il porte un nouveau nom : le LaM – Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut. C’est le seul musée à présenter simultanément et dans un même lieu trois champs de l’art des 20e et 21e siècles – dont le plus important fonds public d’art brut de France.

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Vue du musée depuis le parc.
Vue de l'extension du musée conçue par Manuelle Gautrand. © Manuelle Gautrand Architecture, 2020
L’extension de Manuelle Gautrand
Enveloppant le bâtiment de Roland Simounet, les volumes en éventail conçus par Manuelle Gautrand forment un écrin pour l’art brut dans la continuité des collections existantes. La façade, largement vitrée, est travaillée à la manière de moucharabiehs ; l’organisation intérieure est entièrement repensée. Avec l’extension, le LaM s’étend désormais sur une surface totale de 11 000 m², dont 4 000 m² de surface d’exposition, mais aussi de nouvelles réserves, un atelier de restauration, un café-restaurant, une librairie-boutique…
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Enfants autour de "Reims, Croix du Sud" d'Alexander Calder dans le parc du LaM
Alexander Calder, Reims, Croix du Sud, 1969. Dépôt du Musée national d'art moderne / CCI, Centre Pompidou, Paris, au LaM. © Calder Foundation, New York / Adagp, Paris, 2020
Le parc de sculptures
Le parc du musée, doté de dix sculptures d’Alexander Calder, Jacques Lipchitz, Pablo Picasso, Richard Deacon, etc., est réaménagé en 2010. Il constitue une exceptionnelle exposition en plein air.
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Modigliani, L'oeil intérieur, affiche d'exposition.
Affiche de l'exposition Amedeo Modigliani, l'oeil intérieur présentée du 27 février au 5 juin 2016
Des expositions temporaires marquantes
Sophie Lévy, directrice-conservatrice du musée de 2009 à 2016, programme plusieurs grandes expositions temporaires. Citons, entre autres, « La ville magique » (une plongée dans différents mythes urbains de l’entre-deux-guerres présentée dans le cadre de lille3000-Fantastic 2012) ou encore « Amedeo Modigliani, l’œil intérieur » en 2016.
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Exposition "William Kentridge. Un poème qui n'est pas le nôtre", salle d'exposition.

Un musée fait dire aux œuvres toute une série de nouvelles choses qu’elles ne diraient absolument pas toutes seules.

Daniel Buren, artiste

Perspectives croisées

Entre 2017 et 2023, sous la direction de Sébastien Delot, le musée a poursuivi ses explorations croisées entre art moderne, art contemporain et art brut, et sur sa politique d’expositions, soutenue par de nombreux mécènes et partenaires (Nicolas Schöffer. Rétroprospective et Danser brut en 2018, Alberto Giacometti, une aventure moderne en 2019, William Kentridge. Un poème qui n'est pas le nôtre en 2020, Isamu Noguchi. Sculpter le monde en 2023…).

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Photographie de la collection permanente

40 ans : l’âge du renouvellement

À l’occasion de la célébration de ses 40 ans en 2023, le LaM a souhaité poser un nouveau regard sur l’histoire de l’art à travers la présentation décloisonnée de sa collection permanente et la mise en dialogue de ses trois fonds au sein d’un même parcours, donnant à voir les interactions entre des productions de créateurs et créatrices d’horizons divers, qu‘elle et ils soient issu·es des circuits artistiques traditionnels ou non.

Cette année exceptionnelle, ponctuée d’événements conviviaux et festifs, a également été l’occasion de découvrir un ensemble d’œuvres envoûtantes et totales de l’artiste nippo-américain Isamu Noguchi, celles du photographe et vidéaste franco-algérien Mohamed Bourouissa, ainsi qu’un aspect peu montré du travail du plasticien d’Anselm Kiefer.

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Vue de l'exposition Isamu Noguchi

Une nouvelle direction

Depuis le mois de mai 2024, Sébastien Faucon a pris ses fonctions en tant que nouveau directeur-conservateur du LaM.

Sébastien Faucon entend proposer une programmation riche, diversifiée et décloisonnée favorisant une polyphonie des regards au sein de la collection permanente du musée. De nouveaux imaginaires et de nouvelles narrations seront proposés au cœur des expositions temporaires qui s’attacheront à présenter des grandes figures historiques, à promouvoir la scène artistique émergente, peu cartographiée, et à (re)découvrir de grandes figures de l’art brut.
 

La recherche aura une place prépondérante et notamment sa valorisation auprès des publics. Le renforcement et l’ancrage du musée sur son territoire seront réaffirmés tout comme son rayonnement tant au niveau national, transfrontalier, qu’international.

Ce projet, en phase avec les enjeux sociétaux contemporains, placera au cœur de la programmation les valeurs de vivre-ensemble, l'éco-responsabilité, les pratiques collaboratives et participatives, ainsi que l'égalité femmes/hommes.

Le nouveau directeur du LaM veillera à poursuivre l’enrichissement de la collection et cherchera également à renforcer la mise en réseau du musée et à instaurer de nouvelles formes de solidarité, en dessinant un musée toujours plus inclusif.  

 

Média final
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Vue du LaM la nuit.
Texte de fin
À bientôt au LaM !